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LES RÉPONSES ET LES FATÂWÂ DES ÉRUDITS BIDÂN FACE À L'OCCUPATION COLONIALE FRANÇAISE EN MAURITANIE
Yahya ould El-Bara
Colonisations et héritages actuels au Sahara et au Sahel

La colonisation européenne du futur espace mauritanien n'a pas été une simple parenthèse historique mais, bien au contraire, a conditionné, pour une part notable, le devenir du territoire et de ses habitants. Cet événement unique, à nul autre pareil, a profondément bouleversé lespopulations locales bidân, halpular'en, wolof et soninké. L'occupation française, qui s'étendit et s'installa dans la durée, irrésistible, a entraîné des réactions, des appréciations et des stratégies très variées. D'unpoint de vue général, l'occupation coloniale française est perçue par les musulmans comme étant une violation chrétienne de l'intégrité territoriale musulmane (dâr al-islam). Devant l'insistance de la majorité des Bidân auprès des théologiens pour qu'ils leurindiquent ce qu'ils devaient faire dans cette situation nouvelle, les fuqahâ (théologiens, légistes, docteurs de la loi) ont produit une importante littérature sur le statut du gouvernant non- musulman etusurpateur du point de vue légal. L'implantation des Français en Mauritanie a stimulé des débats et des passions qui sont parfois encore vifs. Elle a suscité pendant la période de la conquête proprement dite des résistances multiformes quiont été parfois unifiées politiquement, mais seulement de manière éphémère. La première décennie du XXe siècle est marquée par des mouvements d'exode en Orient et par des soubresauts insurrectionnels jusqu'à 1938 avec de brèves résurgences encore plus tardivement. Pour mieux comprendre les réactions des fuqahâ Bidân face à la colonisation, je voudrais d'abord dire quelques mots sur les premiers contacts établis entre les autorités françaises et les lettrés Bidân de la future Mauritanie. J'aborderai ensuite les diverses attitudes adoptées par les érudits, les eshaykh (chefs religieux), et par les fuqahâ face au fait colonial. On verra ainsi que leurs positions peuvent être divisées en quatre groupes : ceux qui appelaient à la résistance active (jihâd) et à l'émigration (hijra), ceux qui convoquaient à la résistance passive, ceux qui prônaient une collaboration mitigée et enfin ceux qui appelaient à une collaboration totale avec les Français.


novembre 2007 • 32 pages
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