La métaphore de l'oeuf et de la pierre dans le poème Gànnaar de Abdul Karim Séex Samba Jaara MBAYE

Bamba Mbaye

La métaphore de l'œuf et de la pierre dans le poème "Gànnaar" (La Mauritanie) de Abdul Karim Séex Samba Jaara Mbaye
Par Bamba Mbaye.
D'après Serigne Bassirou Mbacké, Cheikh Ahmadou Bamba a foulé deux fois le sol mauritanien durant sa vie mondaine. Le premier séjour du Cheikh en Mauritanie s'est déroulé après le rappel à Dieu de son père et le deuxième à la suite à son retour d'exil du Gabon.
Séex day dundël diine wan leen yoonu Yalla bubaax
Buur Yalla yobu ko may koy may fa Gànnaar
Séex dem na Kongo ba ñow dem seeti Gànnaar
Nañ leen ko sargal i teer na wacci Gànnaar
Traduction:
Le Cheikh revivifie l'islam et vous montre clairement le chemin qui mène vers Allah (SWT)
Ce dernier l'a amené en Mauritanie et lui a offert de faveurs
Le Cheikh s'est rendu en Mauritanie après son retour du Congo
Allons lui souhaiter la bienvenue ! Il a foulé le sol mauritanien.
Trouve-t-on sous la plume de Séex Samba Jaara dès le début de son poème "Gànnaar" (La Mauritanie), l'objet de cette étude.
Le motif de son premier voyage en Mauritanie était de se rendre auprès des vertueux au Sénégal et en Mauritanie pour bénéficier de leurs bénédictions.
L'étape de Saint-Louis fut marquante en ce sens qu'il y rencontra un grand homme de Dieu, qui n'a pas été coopératif dans ses connaissances islamiques. En effet, ce dernier voulu que le Cheikh réside dans son foyer en contribution aux leçons à recevoir. Mais le Cheikh ne lui accorda pas cette demande et lui rappela qu'il ne se soumet qu'à Allah. Pour ce faire, Le Cheikh versifia le qacida ci-dessous en réponse à ce savant :
"Quiconque pense qu'un autre qu'Allah (SWT) peut procurer un avantage ou nuire est condamné à vivre ici-bas et dans l'au-delà dans la fatigue perpétuelle et le malheur"
"L'avantage ou le malheur ne provienne que d'Allah le Tout Miséricordieux et non des peuples noires ou blancs"
"L'avantage ou le malheur ne découle que d'Allah L'Imposant et non d'un voyou ou d'un généreux"
"L'avantage ou le malheur ne résulte que d'Allah Le Très Généreux et non de l'ennemi ou de l'ami". Lequel qacida est recommandé par l'actuel Khalif Général des mourides de lire et de réciter les deux premiers vers au moins 3 (trois) fois le matin et 3 (trois) fois le soir en cette période de pandémie.
Cheikh Ahmadou Bamba souhaitait par la même occasion acquérir des ouvrages de référence sur le Soufisme et recevoir (ou renouveler) l'autorisation de pratiquer les wirds (Livre Blanc, pp 37).
Serigne Bassirou Mbacké nous renseigne à ce propos : "Parmi ceux auprès desquels il s'instruisit, il y avait des cheikhs shâdhilites dont il utilisa le wird pendant huit ans, d'après ses propres dires. Ensuite, il prit, auprès de certains de leurs cheikhs supérieurs, le wird des Tijanes qu'il utilisa pendant huit ans ou plus. Entre temps, il réunit un grand nombre des ouvrages d'al-Kountî et de son fils sur la voie khadirite - la première voie dont il utilisa le wird - et sur l'ensemble de la mystique, ainsi que les ouvrages des Shâdilites et leurs ahzâb, tels les livres de Ibn Abbâd, de Zarrûk (1442-1493 de l'E.C) et de Ibn Ata Allâh (mort en 1309 de l'ère chrétienne), ainsi que les livres des Tijanites tels les "Jawâhir al-ma'ânî" (Les Perles des Sens), les "Rimâh" (Les Lances), le "Jayche" (L'Armée) et la "Bugya" (l'Objet Désiré), tous sur les wird des Tijanites et sur la mystique, à côté d'autres livres écrits par eux (les auteurs précédents) ou par d'autres, tels Al-Yaddâli, Ibn Muttâli et leurs prédécesseurs parmi ceux qui formèrent la voie mystique, comme l'auteur du Kût (la nourriture), l'auteur du Madkhal (L'Introduction), celui de l'Ihyâ (La Revivification…), et d'autres, ainsi que les traditions de Junayd (mort en 910 de l'ère chrétienne), de Sarry, de Ma'rûf (mort en 813 de l'ère chrétienne), de Bistâmî (mort en 874 de l'ère chrétienne) et des traditionalistes cités dans la Risala (Le Message) et de la Hilya (La Parure)".
Par contre, son deuxième périple ne découlait pas de sa propre volonté. En effet, "de retour au Sénégal, le cheikh fut accueilli en héros par la population en liesse au grand dam des autorités qui s'étaient plaints auprès de la métropole que l'aura du Cheikh grandissait et son comportement plein d'assurance et d'indépendance risquait de créer des insubordinations de la part de ses talibés. Les foules affluaient en masse et les plus grands saints du pays s'étaient rattachés à lui dont et les savants les plus réputés avaient accourus vers lui.
Après huit mois de répit, le gouvernement colonial décida de faire venir le cheikh une nouvelle fois à st louis et envoya plusieurs convocations. Mais comme toujours Khadim Rassoul s'abstint de répondre, ce qui déclencha la colère du gouverneur général qui envoya des bataillons de soldats français assistés par les auxiliaires indigènes dont les rois du Cayor, du Sine et des autres régions. Finalement, l'affaire finit par un second exil en Mauritanie".
Mais, au-delà des faits, Séex Samba Jaara Mbay nous révèle les raisons ésotériques et spirituelles de la deuxième visite du Cheikh chez le sol des Maures. Il avance :
"Deful, waxul, da fa dëkke jàamu ba am li mu am
Buur Yalla taas ñu ci moom taasaale Gànnaar"
Il n'a rien fait ni rien dit, il fut constant dans l'adoration de son Seigneur jusqu'à obtenir des privilèges
Puisse Dieu répandre sur nous sa baraka jusqu'en Mauritanie
Une zone très peuplée par des érudits en sciences islamiques, La Mauritanie fut un centre de rayonnement intellectuel musulman et un carrefour de rencontre des plus grands savants soufis du monde musulman.
"Gànnaar ba Gànnaar ga jeex, deef leeniy moytu boo ba woon
Ba tay kudul ñoom du leen jarfal fa Gànnaar"
Sur toute l'étendue du territoire, personne n'osait s'affronter aux Mauritaniens à l'époque
Et jusqu'à présent aucun étranger ne peut les stupéfier"
Nous renseigne Séex Samba Jaara Mbaye. "Gànnaar" (La Mauritanie) est un poème dans lequel l'auteur narre la longue histoire de la cohabitation entre le Cheikh et ses nouveaux semblables durant son second séjour en Mauritanie. Ainsi, de nombreuses figures de styles poétiques sont utilisées par l'auteur pour mettre en exergue la victoire de Serigne Touba d'où la métaphore de l'œuf et de la pierre.
*La Métaphore* :
Définition :
Elle désigne l'emploi d'un terme concret pour exprimer une notion abstraite par substitution analogique, sans qu'il ait d'élément introduisant formellement une comparaison.
(Dictionnaire Larousse).
Naa nen du feero ak i doj yaay doj da ngay doj wu laabir nag
Moo tax ñu jis la na naa yeen u Gànnaar
Kii doj la am luy niru moom la ba far feeru ci yow
Taytaylu googu dootul ñaar fa Gànnaar
L'œuf ne danse pas avec la pierre ; tu es une pierre mais une pierre passive
C'est pourquoi ils t'ont vu et demandèrent aux Mauritaniens :
S'agit-il réellement d'une pierre ou de sa pareille jusqu'à ce qu'il tombe sur vous
Ils l'ont fait exprès mais, cela ne se reproduit plus en Mauritanie.
D'abord, il est important de savoir que Séex Samba Jaara Mbay est le premier "Werekaan" de Cheikhoul Khadim en langue wolof (Ajami). Serigne Mor Kayre le confirme d'ailleurs à travers ce vers :
"Man Kayre ka njëkë woy Bamba maa ca top ñuy wayandoo"
"Moi Kayre, je suis le premier à emboîter le pas au premier laudateur de Bamba.
Et oui à travers ces mots : "ka njëkë woy Bamba" (le premier à chanter Bamba), il fait allusion à Séex Samba Jaara Mbay.
Sur cette liste, viennent s'ajouter Serigne Mbay Jaxate et Cheikh Mussa Ka qui vont former ce fameux quatuor que Samba Mboup, dans sa thèse de doctorat a assimilé à la Pléiade de la Renaissance française. Par ailleurs, dans son poème intitulé Ndjuuj Njaac, Cheikh Moussa Ka dessine la position successive de ce quatuor qui sont les pionniers de la littérature "wolofal" mouride.
"Faral xatmu sa woy wii yow Amdi Muusaa
Na loo ko woy woy doo ko xam ba dem saa
Na Kayre Jaxate ak Samba Jaara suñu maam
Woyoon nañu ko ba laccal ta yaa ngui woy Daam
Ô toi Amdy Moussa! Mieux vaut conclure ce poème
Seulement tu ne le connaitras qu'au jour de la Résurrection malgré tous tes écrits
Car Kayre Jaxate et notre grand père Samba Jaara
L'avaient déjà loué jusqu'à épuiser l'encre de leurs plumes et que toi (Moussa Ka) tu continues de chanter Dame.
On le voit donc, qu'à travers ces vers on peut bien lire la position successive des quatre "Wolofalkat" (poètes wolof) de Serigne Touba. Comment ?
Analysons le texte !
Dans le vers 3, Moussa Ka cite Samba Jaara Mbay en évoquant son statut de précurseur : "Samba Jaara suñu maam" (notre grand père Samba Jaara). Ce même vers mentionne en premier Serigne Mor Kayre puis Serigne Mbay Jaxate : "Kayre Jaxate". Ici, Ndjammé a pris le nom de Talla (Kayre) auquel il rattache avec celui de Babacar (Jaxate). Voilà un autre style qui dévoile le génie poétique de Moussa Ka. Enfin, il cite dernièrement sa personne "ta ya ngui woy Daam" (Toi (Amdy Moussa), tu continues de chanter Dame).
Selon nous, Samba Jaara est un des pionniers de la poésie wolofal mouride dont les écrits sont difficiles à traduire dans la langue de Molière. En effet, on note une forte présence de voix intra et extra diégétiques dans ses poèmes. En sus, ses vers sont toujours émaillés de diverses figures de styles (la métaphore surtout) avec des syntaxes parfois nomades et déréglées. Ce frère cadet de Cheikh Sadieye Mbay est l'auteur de plusieurs ouvrages parmi lesquels : Jazbul Majzuub (l'attirance du l'attiré), Borom Tuba (Le Maitre de Touba) et Maam Cheikh Ibrahima Faal (Mame Cheikh Ibrahima Fall) etc.
Serigne Touba aimait beaucoup ses louanges envers sa modeste personne. C'est ainsi qu'il fut le seul à avoir accès chez les femmes pour déclamer ses poèmes sous l'ordre de son vénéré Cheikh. Quel privilège !
Cheikh Samba fut rappelé à Dieu en 1917. Son mausolée se trouve au cimetière de Thiém, à Saint-Louis du Sénégal.
Explication détaillée de la métaphore :
Dans cette métaphore :
'naa nen du feero ak i doj' (l'œuf ne danse pas avec la pierre), l'auteur nous rappelle le fameux proverbe chinois. Ici, il compare l'œuf (Les Mauritaniens) avec la pierre (Cheikh Ahmadou Bamba). En d'autres termes, Séex Samba Jaara exhibe la fragilité et l'impuissance des Maures (L'œuf) face à la robustesse et la puissance du Cheikh (La pierre).
Quand la pierre tombe sur l'œuf, pauvre œuf.
Quand l'œuf tombe sur la pierre, pauvre œuf
Depuis son arrivée, tous les érudits Mauritaniens s'intéressaient au Cheikh Ahmadou Bamba.
Ainsi, ils ne cessaient de le côtoyer pour mesurer sa dimension spirituelle et le niveau de ses connaissances en sciences islamiques. Ils pensaient qu'il fut un ignorant marabout à la quête du savoir sur le sol mauritanien. Cependant, la modestie et la passivité du Cheikh à ne pas s'intéresser à ces gens qui l'observaient nuits et jours, poussèrent les sages mauritaniens à s'interroger sur sa personne. C'est ce qu'a voulu expliquer Séex Samba Jaara sur les lignes suivantes :
Yaay doj da ngay doj wu laabiir nak
Moo tax ñu jis la na naa yeen u Gànnaar
Kii doj la am luy niru moom la
Tu es une pierre mais une pierre passive
C'est pourquoi ils t'ont vu et demandèrent aux Mauritaniens
S'agit-il réellement d'un œuf ou de sa pareille?
Un jour, un groupe de savants mauritaniens se discutèrent sur la vision du Prophète (PSL) à l'état de veille. Suite à de multiples désaccords, ils décidèrent alors d'aller voir Cheikh Ahmadou Bamba pour qu'il leur serve de juge.
Khadim Rassoul leur expliqua que ces réalités spirituelles sont d'un ordre totalement particulier. Donc elles ne concernent pas le législatif qui est de l'ordre général. Ce sont des grâces qu'Allah accorde à qui il veut.
Cependant, le Cheikh insista sur le fait que de pareils propos ne concernent qu'une élite spirituelle et ne doivent pas être une source de polémique pour le commun des musulmans qui n'ont pas à entrer dans de telles considérations, au risque de remettre en question leur foi. Ce sont des sujets de l'ordre contemplatif (mushahada) et qui ne peuvent pas être des sujets référentiels en théologie.
Mais certains savants se consultèrent et décidèrent de retourner chez Cheikh Ahmadou Bamba pour avoir une réponse sans équivoque, car il affirmait dans ses écrits : Le Prophète (PSL) m'est apparu et il m'a ordonné, ou il m'a dit, ou il m'a confirmé. Donc, si tel était le cas, il devait affirmer par lui-même la vision du Prophète (PSL) à l'état de veille.
Quand ils s'annoncèrent, le Cheikh leur fit attendre jusqu'à l'heure de la prière qu'il dirigea comme à son habitude, puis il s'isola dans une tente ou nul en dehors de lui n'entrait. Enfin, il demanda à ce qu'on lui envoie les savants maures. Quand ils entrèrent dans la tente, ils virent le Prophète Mohammad lui-même assis sur le lit et Cheikh Ahmadou Bamba par terre. Ils étaient dans un état indescriptible quand le Cheikh demanda au Prophète (PSL) de prier pour eux et ensuite il se leva et raccompagna le groupe jusqu'à la sortie de son campement avant de retourner sur ses pas.
Les Beni Deyman firent allégeance en totalité au Cheikh Ahmadou Bamba et devinrent ses auxiliaires (ansar). Le Cheikh composa en leur honneur ces vers :
Mes hommages et mes louanges pour celui à qui j'ai tout dédié.
Il m'a satisfait et m'a comblé ici à Sarsara
En me donnant les Bani Deyman comme Ansar
Je lui dédie mes actions de grâce et mes remerciements
Dans ce jour béni où il a conduit les hommes valeureux vers moi
Je déclare tout haut que ceux qui sont venus ici vers moi, à Sarsara
Ont acquis définitivement un statut de pureté
Ils n'auront plus à subir les épreuves de l'au-delà.
Voilà un des faits qui pourraient pousser à Séex Samba Jaara d'affirmer:'taytaylu googu dootul ñaar fa Gànnaar' (ils l'avaient fait exprès mais cela ne se reproduit plus en Mauritanie). C'est ainsi que, l'attitude de Cheikh Sidiya lui-même à l'égard de Cheikh Ahmadou Bamba met en évidence l'ascension spirituelle de ce dernier. En effet, le saint maure est passé, au fil des années, de la posture de guide qui adressait des recommandations à son disciple, à un poète qui a produit l'un des plus emblématiques et éloquents témoignages sur Cheikh Ahmadou Bamba quand il écrit :'Cheikh Ahmadou Bamba n'est qu'un bienfait de la part du Seigneur et un signe parmi les signes […] / Sa mosquée est une enceinte de béné- dictions. C'est un lieu sacré, plein de clémence, où les fautes commises seront pardonnées. Le serviteur y changera ses péchés en biens [...]'. (Livre Blanc, 2020)
Si les auteurs de L'Histoire Générale du Sénégal avaient parcouru le poème Gànnaar de Séex Samba Jaara Mbay, il leur serait évité certaines erreurs sur l'histoire des séjours en Mauritanie du fondateur de la Mouridiya.
Kii sut na foore ya kii jeeexal na teere ya
Kii yilif na kep kuy ap seex fa Gànnaar
Il [Bamba] a surpassé les érudits et a épuisé tous les savoirs livresques
Il [Bamba] est le chef de tous les savants mauritaniens
Confirma Séex Samba Jaara Mbaye.
NB : Cet article est extrait de l'ouvrage intitulé "Quatre plumes sur une Feuille"
Références Bibliographiques :
Fahmi Abdallah. Joyau de la Sainteté, Editions Albouraq, Octobre 2018.
Aperçu de la vie et des enseignements de Khadim Rassoul. Colloque du Grand
Magal de Touba, 2012.
Rawdu-r Rayâhîn. Livre Blanc, Daarul Himma, 2020.
Mbay, Séex Samba Jaara. Gànnaar (date de publication (inconnue), faut préciser?) (poème déclamé par Serigne Ousseynou Gueye)
Serigne Bassirou Mbacke: Minanu al-Baqil Khadim (les bienfaits de l'éternel ou la biographie de cheikh ahmadou bamba mbacké (Traduction par Khadim MBACKÉ, chercheur àl'IFAN Ch. A. DIOP - Dakar 1995, deuxième édition (en ligne) corrigée/révisée par Akke FALL - 15 Ramadan 1439 (31 May 2018))
Lo, Mamadou, Un aspect de la poésie wolofal mouride (L'éducation morale et spirituelle de l'aspirant (al murid) dans la production de Serigne Mbaye Jaxate), Harmattan, juin 2020.
Mbaye, Bamba, Analyse des manifestations de la crise économique des années 30 en Afrique Occidentale Française (A.O.F), plus particulièrement au Sénégal, dans le poème "XARNU BI" de Serigne Moussa Ka, novembre 2020.
Mbaye, Bamba, Origine et Sens de la Célébration du Magal dans les écrits de Serigne Moussa Ka, article, septembre 2020.
Mbaye, Bamba, Qui est Cheikh Amadou Bamba ? La réponse du quatuor dans celle d'Antoine Lasselves, août 2021 (à paraitre)
Mbaye, Bamba, "Làmb i Gànnaar" (la lutte mauritanienne), août 2021 (à paraitre).
Note sur l'auteur :
Bamba MBAYE est né le 12 octobre 1994 à Louga, un lieu où il a fait ses humanités (primaire et moyen-secondaire). Il est titulaire d'une Licence en Langue et Civilisation hispaniques à l'Université Gaston Berger de Saint-Louis. Il est actuellement enseignant en service à l'IEF de Birkelane, dans la région de Kaffrine. Bamba Mbaye est un produit de la 1 ère promotion d'Approxima Group (Saint Louis). Il y obtient son diplôme ACOMEDIA sur les métiers de l'animation radio, présentation télé, écriture journalistique. Il est journaliste-présentateur trilingue (français, espagnol, wolof) à Touba Vision, une grande télévision mouride dont il est le directeur des programmes, hagiographe mouride, critique littéraire, poète-essayiste. Il est l'auteur d'un opuscule bilingue (français-espagnol) et de trois œuvres non encore éditées : Analyse des manifestations de la crise économique mondiale des années 30 en Afrique occidentale française (A.O.F), notamment au Sénégal, dans le poème XARNU BI de Serigne Moussa KA, Les Paroles d'un Œil Curieux (poésie), Vers à Elimane (poésie) et Les Larmes d'une Pensée Spirale (prose). Bamba Mbaye est aussi auteur de plusieurs articles. Son affection pour Serigne Touba l'a poussé à effectuer constamment des recherches sur la vie et l'œuvre de ce saint homme. Ainsi parvint-il à étudier une panoplie d'œuvres écrites sur le Cheikh, ce qui lui facilite, en effet, la rédaction de Lettres à Mon Guide et celles précitées et non encore parues dans les rayons de la bibliothèque mouride. Quatre Plumes Sur Une Feuille, Sokhna Diarra BOUSSO : Une Personnalité au Prisme Croisé de Deux "Werekaan", Yaaram Bi Chez Les Yaaram, Ma Dilawoo, Une Peinture Physionomique du Prophète Mouhamed (PSL) Dans Le Poème Yaasin Jaal de Serigne Moussa KA, toute cette littérature que l'auteur est en train de peaufiner traitent de l'apport crucial du corpus wolofal (transcription et translittération du discours wolof en caractères arabes) dans la littérature mouride, sous la supervision du Professeur Fallou NGOM (Professeur d'Anthropologie ; Directeur du Centre d'Etudes Africaines, Université de Boston USA), de Monsieur Mamadou LO, écrivain, inspecteur de l'Education nationale à la retraite et du Professeur Djiby Diagne (linguiste-consultant, New York).
Bambambaye883@gmail.com


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