Cultive la paix dans ta localité

Alphonse Niane

La paix, ce tétragramme français venant du latin pax, demeure aussi un petit mot dans plusieurs langues. Un petit mot qui pourtant reste le principal facteur qui permet de ressentir la vraie saveur de la vie : le bonheur et l'épanouissement. Associée généralement à la sécurité, elle désigne des rapports entre personnes qui ne sont pas et ne projettent pas d'être en conflits ou tout simplement l'absence de guerre, de violence dans tous ses aspects. Une personne pacifique est pour ainsi dire tranquille, aimable, humble, sociable, solidaire, hospitalière, etc. et surtout conciliatrice (la paix active). La paix emporte toutes les qualités. La paix suppose une situation de vie harmonieuse, de symbiose avec le moindre risque d'hostilités possible et que l'on doit entretenir avec les autres autour de nous.

Apprendre à prioriser la paix.
Naturellement chacun aime la paix : un état de quiétude et d'épanouissement permanent où l'on n'est menacé sous aucune forme, même si certains pensent pouvoir trouver la paix dans le sadisme ou dans la guerre ; comme le dit le dicton "qui veut la paix se prépare à la guerre".
Cependant, malgré la nécessité de la paix, notre intérêt personnel peut facilement se révéler plus important que tout. Quand nos possessions matérielles, notre dignité, notre honneur ou notre amour-propre, bref tout ce qui a un lien avec notre spécificité individuelle ou parfois collective sont affectés, nous pouvons aisément mettre en péril la paix pour espérer sauver ce qui est à nous. Apprendre à prioriser la paix reviendrait à mettre celle-ci au-dessus de tout dans notre vie.
La paix avec nous-même et avec les proches
La paix intérieure
La paix avant d'être extérieure est tout d'abord intérieure ; c'est-à-dire un sentiment de quiétude, de joie et de plénitude durable. Elle peut se manifester par un fréquent sourire d'un cœur jovial, des paroles bonnes et constructives, un état d'esprit positif, optimiste, une grande confiance en soi, etc. Pour se forger une paix intérieure il est tout d'abord impératif d'entretenir une bonne relation paisible avec son entourage en tenant toujours compte de l'autre quand nous agissons mais aussi vivre de manière ordonnée avec soi-même. Les soucis que l'on se fait faire avec les autres ou avec soi-même sont les troubles qui nous brouillent la vie. Conserver notre paix intérieure revient à penser et à contrôler ce que nous disons et faisons et accepter comme tel ce que nous ne pouvons changer.
Nos émotions négatives, un important ennemi de la paix
La colère, la rancune, la jalousie sont des émotions négatives qui peuvent rapidement nous faire oublier l'importance de la paix. Elles révèlent une "faiblesse émotionnelle". La colère est un sentiment de frustration qui met en alerte nos fonctions d'attaque ou de vengeance. Elle peut être éphémère, elle dure un moment et elle est remplacée par la rancune. La rancune, c'est tout ce qui reste si nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas régler directement les comptes de notre agresseur réel ou supposé ni par la parole, ni par la force et que nous ne pouvons pas pardonner pas. La jalousie qui est d'un autre ordre, trahit notre incapacité de voir les autres réussir ou d'obtenir ce que l'on ne peut avoir. Ces émotions sont normales, mais à un certain degré elles sont pathologiques, se soldent souvent par la haine et peuvent gravement miner la paix. L' "intelligence émotionnelle" autrement dit la capacité à nous contrôler nous amènera à les dompter. Dans la pratique il s'agit d'apprendre à penser, à réfléchir, à endurer juste avant d'agir. Ce qui nous permettra de bien vivre avec notre entourage.
Cela dit, les attitudes telles que l'arrogance, l'orgueil, la présomption, le mépris, etc. sont des comportements qui suscitent des émotions négatives chez les autres. Se comporter de manière humble, bienveillante, respectueuse et aimable favorise en revanche une paix durable.
La paix dans la famille
La famille est notre environnement social le premier et le plus important : l'unité de base de la société. C'est l'ensemble des personnes avec qui on entretient des relations biologiques et/ou sociales très directes. Les familles peuvent être composées de plusieurs membres mais de nos jours on tend de plus en plus vers des familles nucléaires (couple seul ou avec enfants). La famille joue un rôle de niche écologique pour l'individu ; un havre de bonheur. On y trouve sécurité, confort et joie ; on y croit acquérant les fondamentaux de tout ce dont nous aurons besoin dans la vie : "où peut-on être mieux qu'au sein de sa famille ?" se demande ainsi Jean-François Marmontel. Cependant, certaines familles peuvent être de véritables champs de bataille. Les relations avec le conjoint, les enfants ou les autres membres sont ainsi suffisamment émaillées de conflits dont les causes sont généralement liées à des différences d'humeur, de comportement, de croyances, d'état d'esprit, de génération et surtout d'argent ou d'autorité.
Pour une paix dans la famille, une bonne organisation s'impose avec l'implication et la responsabilisation de tous les membres : chacun étant artisan de la paix. Une bonne communication et l'entente sont les ingrédients indispensables. Le bonheur familial n'émane pas seulement du chef de famille, chacun y contribue en faisant preuve d'amour, de respect et d'indulgence envers tous les autres membres. Favoriser la paix dans la famille c'est promouvoir la cohésion dans la société.
La paix avec les amis
Quand on est "un vrai ami avec de vrais amis", les conflits sont nécessairement minimes et passagers. La paix règne nécessairement. Mais en considérant toutes ces amitiés qui rompent du jour au lendemain et sans faire allusion aux fausses alliances amicales, il devient nécessaire de parler de paix véritable entre amis. L'amitié peut être considérée comme un lien d'attachement profond et désintéressé entre personnes prêtes à se sacrifier chacune pour la cause de l'autre. Les amis, se confient (des secrets et les gardent), se partagent (bonheur et malheur), se protègent et trouvent des solutions ensemble. Ne pas respecter un seul article de ce pacte sacré de l'amitié c'est menacer sa viabilité.
La paix avec le voisinage
Le voisinage c'est les autres avec qui nous partageons le même espace géographique autrement dit ceux qui nous entourent. Ce ne sont souvent pas des personnes dont on a choisies de vivre avec nous. Comme le dit Gilbert Keith, "Nous faisons nos amis, nous faisons nos ennemis ; mais Dieu fait notre voisin".
L'intervention du voisinage quand nous sommes en difficulté peut s'avérer plus rapide que celle de notre parenté éloignée. Ceci est une raison de plus d'entretenir de bonnes relations avec le voisinage, l'homme étant le remède de l'homme. Les problèmes qui nous opposent à notre voisinage sont généralement liés à des différences d'éducation, de personnalité, de croyances, d'ethnies, de races, etc. mais surtout à une atteinte des règles sociales du respect d'autrui, de sa liberté au sens citoyen du terme, de sa dignité et de son honneur. Vivre en paix avec le voisinage, c'est apprendre à connaître son voisin et de respecter ses choix. C'est aussi savoir comprendre, tolérer, pardonner et oublier.
La paix avec les étrangers
D'antan, l'attachement profond aux terres de ses ancêtres amenait les tribus à défendre bec et ongles leur territoire même jusqu'au prix de leur vie. La peur de l'autre était vécue au quotidien du fait que celui-ci pouvait de plusieurs manières constituer une menace : agression, espionnage, accaparement/dominance, brassage, impérialisme, etc. Cependant, à l'issue des nombreuses mutations politiques et socio-économiques qui se sont opérées et le phénomène de la mondialisation, la notion de terre ancestrale perd sa valeur. La terre est devenue l'habitat de tous pourvu qu'on se conforme aux normes d'hospitalité en vigueur d'un territoire d'accueil. Si l'étranger est dès fois redouté, il est aussi généralement très aimé du fait de son désir à choisir le lieu parmi tant d'autres et aussi de sa caractéristique à pouvoir satisfaire une certaine curiosité liée à sa différence. Nouer des relations paisibles avec les résidents étrangers c'est prendre conscience qu'un jour on pourrait résider ailleurs comme étranger.
De paisibles relations dans les réseaux sociaux numériques
Les réseaux sociaux, bien que virtuels, sont sur le point de relayer totalement les espaces sociaux traditionnels : le foyer familial, les groupes de pairs, les places publiques, les cafés, etc. Ils demeurent des moyens efficaces de redynamisation des liens communautaires et de renforcement de l'appartenance au groupe malgré la distance physique. Les rapports communautaires au niveau des réseaux sociaux reflètent généralement ceux de la société. Le sens des relations vont très souvent de l'homme vers la femme, de l'aîné vers le cadet, du citadin vers le villageois, de l'émigré vers la famille autrement dit, celui qui a le plus de chance à s'adresser le premier à l'autre dans un but social suit cette logique. Par exemple quand souvent il est question d'un "cela fait un bail" signifiant un long silence le fautif est souvent l'homme, l'aîné, le citadin, l'émigré, etc.
L'avènement et la généralisation des appareils électroniques et de l'internet rendant possible le développement rapide des réseaux sociaux numériques ont fait cependant l'objet de nombreuses critiques liées à la problématique de leur utilisation abusive ou malsaine. On a vu des couples, des familles, des amitiés ou bref des relations se briser à cause de l'usage fait des réseaux sociaux. S'il en est ainsi, c'est parce que ces espaces de rencontre qui ne sont plus nouveaux constituent de potentiels lieux de conflits plus ou moins sournois. "Là où il y a des hommes, là alternent la paix et la guerre". Le "tout petit monde" (Mercklé, 2004) que constituent les réseaux numériques d'expression sociale est si petit mais particulièrement grand que les dégâts peuvent se révéler très dévastateurs : diffusion d'intimités ou d'informations intimes au monde entier, impostures, escroquerie, manipulations, exhibitionnisme, rencontres malsaines, critiques acerbes, la liste est longue. Une prudence et une responsabilité deviennent dès lors nécessaires pour ne pas devenir victime ou auteur d'un acte malveillant en ligne.
Si nous prenons l'exemple des réseaux sociaux très denses en messagerie tels que watsapp, des frustrations, de la colère, de la rancune naissent très souvent. Avez-vous envoyé un message que votre destinataire a su ou ressenti sans prendre la peine de répondre bien qu'il reste connecté ? S'il n'est pas suffisamment occupé c'est sans doute parce qu'il n'a aucune envie de répondre et de converser. Votre destinataire répond-il aux messages très longtemps après l'avoir reçu ou lu, des minutes, des heures voire des jours après ? Sachez également que quoique puisse être sa raison, c'est parce qu'il n'a pas non plus envie de créer une conversation et encore moins une relation avec vous, l'expéditeur. Avez-vous plutôt reçu une réponse négative, provocatrice, malveillante ou tout simplement avez-vous été bloqué ? Faites-vous partie d'un groupe de discussion où vous subissez ou ressentez en permanence des critiques, des désaccords de la part des autres parce que vous ne participez pas du tout ou pas assez aux discussions ; vous dites ce qui ne plaît pas aux autres, etc. ? Recevez-vous des commentaires déplaisants sur vos postes ou publications ? Voilà autant de questions, autant de problèmes qui découlent des rapports sociaux dans les réseaux numériques. Le premier facteur de paix dans les relations sociales virtuelles est de comprendre que dans celles-ci la personnalité réelle des gens ainsi que leurs comportements naturels sont plus manifestes et plus désinvoltes. Il pourrait juste suffire de faire preuve de discernement, de maîtrise de soi, de maturité et de bon sens. S'efforcer de comprendre, de tolérer et de passer à autre chose est la meilleure façon de vivre dans un monde conflictuel qu'il soit réel ou virtuel.
La paix à l'épreuve d'un monde de différences et de tiraillements
La différence notable entre toutes les créatures terrestres n'est toujours pas perçue comme synonyme de diversité, de beauté et de complémentarité ; c'est très souvent une occasion de division et d'opposition étayée par la boutade "ceux qui se ressemblent s'assemblent" et renchérie par celle qui dit "qui sème la division récolte l'opposition". Si on prend l'unique espèce humaine, les caractéristiques particulières en termes de couleur de peau, de langue, d'occupation géographique, de croyances, d'appartenance sociale, clanique ou tribale, etc. sont de véritables objets de séparation, de discrimination et de xénophobie.
Face à la différence raciale ou ethnique
Le système d'apartheid ou de ségrégation raciale qui a longtemps clivé les populations sud-africaines durant toute la deuxième moitié du 20e siècle et a sévi aux Etats unis depuis le 17e siècle, n'est qu'un exemple manifeste et officiel faisant de la race une ligne de démarcation "du pur de l'impur" pour l'espèce humaine. Pourtant il peut être facile de constater que la race et l'ethnie ne sont que le fruit d'une diversité dont la raison échappe à notre connaissance. Et il n'a pas encore été démontré scientifiquement que la production matérielle ou intellectuelle avantageant ou désavantageant une race ou une autre est le fruit d'une différence biologique ou psychologique. D'ailleurs, le fait qu'un homme et une femme issus de races ou d'ethnies différentes n'importe laquelle puissent se marier et donner naissance à des enfants comme les autres démontre que nous tous sommes d'égale importance au sein de notre espèce.
Comme on ne choisit ni ne mérite notre race ou notre ethnie, la considérer comme une simple différence par rapport aux autres et non comme une valeur objective de supériorité est un facteur de paix. En plus dans un ouvrage Statement on race, d'Ashley Montagu, il est montré que "les différences qui séparent des individus d'une même race ou d'une même population sont souvent plus marquées que les différences moyennes entre des races ou des populations distinctes". Forger la paix c'est d'abord commencer à comprendre les autres, les accepter pour tolérer les actes liés à cette différence qui très souvent n'est rien d'autre qu'une différence de culture.
Les appartenances politiques
Parfois le monde politique regorge de terreurs et d'horreurs : "La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre est une politique avec effusion de sang". Cette phrase de Mao Zédong ne nous a-t-elle pas dévoilés le vrai visage de la politique ? Certes, il ne peut ne pas y avoir de politique puisqu'étymologiquement celle-ci se définit comme "la gestion de la cité" ; autrement dit la manière convenable d'organiser et de gérer un pays, une région, etc et d'assurer son développement. Cependant, si le politique est la gestion de la cité, la politique est le combat que mènent les individus pour conquérir et maintenir le pouvoir. Ainsi pour rendre cette lutte efficace, les gens s'organisent en partis politiques, qui se dressent les uns contre les autres et se livrent une bataille sans merci. Les militants peuvent souvent avoir beaucoup de mal à maintenir l'adversité politique à sa réelle et unique place de lutte idéologique : démonstration des meilleures idées politiques allant dans le sens de l'intérêt général. Au contraire le combat politique envahit tout l'esprit du militant, s'immisce dans tous les sphères de sa vie et se traduit par la haine, la jalousie, la méchanceté, le mépris, l'agressivité, la vengeance, la violence, le mensonge, le vol, la tricherie, la malhonnêteté, l'orgueil, l'arrogance, etc. Ces vices font de la politique un véritable domaine redoutable. Si la politique admet la pratique aussi, on note de plus en plus de débats politiques stériles et très polémiques.
La différence religieuse
Une autre diversité qui traverse la vie humaine se manifeste au sein des croyances. Toutes les sociétés admettent une forme de croyance religieuse plus ou moins élaborée. Ainsi, à côté des grandes religions qui révèlent un Dieu unique foisonnent de multiples d'autres religions souvent à caractère polythéiste. Une moralité très élevée qui participe grandement à l'organisation de la société en spécifiant le bien du mal découle généralement des religions. Toutes pratiquement enseignent des valeurs positives : la paix, la solidarité, le pardon ou la miséricorde, le respect du bien d'autrui et une bonne conduite. Cependant, les religions cherchent aussi à agrandir le nombre de leurs fidèles tout en demeurant pures, protégées de toute souillure de l'extérieur. Il est dès lors normal pour chaque religion de se considérer comme la seule vraie et de ne pas se mêler aux autres voire les laisser croître bien que les côtoyant. Cet aspect les fait entrer en conflits les unes les autres. Et aujourd'hui, avec la recrudescence de l'intégrisme religieux, les affrontements et les terreurs ne manquent pas. La sensibilité de la foi religieuse nécessite ainsi davantage de connaissance religieuse pour mieux saisir la plus grande valeur de la religion qui est la paix. Comme disait l'autre : les gens sont prêts à tout pour leur religion, à insulter, à agresser, à tuer mais sauf à vivre selon leur religion.
L'autorité politique et la paix sociale
Dans un monde où les peuples deviennent de plus en plus libres et souverains du point de vue politique, les soulèvements contre l'autorité sont monnaie courante. Ce sont souvent un moyen efficace de lutter contre une injustice ou de réclamer un droit, bref de faire avancer les choses, dès lors que les procédures légales sont parfois longues et stériles. Cependant le prix à payer peut être cher. Les risques qui en découlent enseignent qu'il faut beaucoup de prudence, de retenue et d'intelligence quand on s'en prend à plus fort que nous pour ainsi nommer l'autorité politique. "L'arbre de la liberté doit être revivifié de temps en temps par le sang des patriotes et des tyrans" dit Thomas Jefferson, troisième président des Etats Unis ; il montrait ainsi le sacrifice de sang qui est parfois nécessaire durant de tels combats. Etre partisan d'un projet de société peut ainsi être une obligation morale, citoyenne, mais les personnalités remarquables telles que Gandhi, Luther King, Mandela, etc. ont immortalisé leur nom en suivant la voie pacifique.
La paix face à un monde de compétition
Face un système socio-économique qui presse tout un chacun à être meilleur que les autres, la tranquillité de la paix est en permanence menacée. Le penseur Marx disait déjà que l'histoire de toutes les sociétés a été la lutte des classes. Ce qui met en exergue le dur combat, la guerre dite ou non dite auxquels se livrent les humais aux quotidien pour espérer recevoir plus d'honneur que les autres. Quoique puisse être le domaine dans lequel nous nous activons, la notion de compétition a envahi l'esprit des gens. Une compétition qui ne rime pas avec performance, mais qui est souvent synonyme d'adversité permanente, de dispute et de tiraillements.
À l'école
Il possible de dire que c'est déjà à l'école que s'installe dans les jeunes esprits l'esprit de rivalité. Travailler dur à l'école et réussir brillamment peut être confondu avec le fait de chercher à devancer tout le monde ; mais la différence est que le second est exclusivement marqué par l'esprit de compétition sans scrupules. Cela se traduit par une façon orgueilleuse de n'être intéressé que par le rang qu'on occupe par rapport aux autres ; ou de se réjouir de l'échec des autres quand cela rend plus considérable notre réussite. De tels états d'esprit peuvent être préjudiciables à la paix puisque pouvant conduire à la jalousie et à la haine. Cela dit, avec la bonne disposition d'esprit, la discipline et l'humilité, les jeunes sont appelés à faire de l'école un lieu de succès pour mieux s'intégrer à la vie.
Au lieu de travail
Certains lieux de travail peuvent être de véritables arènes de combats sournois. Les employés d'un même service ou entreprise travaillant pour la même raison s'affrontent dans une chaude guerre froide ; chacun faisant tout son possible pour se pérenniser ou obtenir un meilleur poste. L'avantage à être efficace et productif qui se mesure dans la manière à faire plus que les autres se solde généralement par une rude concurrence interne pouvant conduire le personnel à une guerre sans limites. Ainsi faire du lieu de travail un havre de paix est une question d'état d'esprit, d'équilibre, de conscience profonde par rapport à la place réelle du travail. Mettre le travail au-dessus de tout et en faire une fin en soi nous empêcheront nécessairement de voir que nous travaillons pour rendre la vie et la société possibles et meilleures.
Au sein de sa génération
Si notre travail nous spécifie à tout temps et finit par être notre moyen d'affirmation, cela impactera inéluctablement dans nos rapports avec les autres et surtout au sein de notre groupe générationnel. Notre catégorie sociale qui nous définira par la suite élaborera le type de comportement à adopter et nous classera sans doute au-dessus ou au-dessous de notre groupe de personnes du même âge. La comparaison avec les individus de sa génération en termes de succès est devenue aujourd'hui l'objet de préoccupation de plus de gens dans le monde et est brandie comme facteur de fierté, et d'excellence ou de médiocrité et de retard. Se considérer comme supérieur aux autres parce qu'on a réussi plus qu'eux n'est pas ainsi une conduite qui favorise la paix. En revanche, se percevoir comme moins important que les autres au point de chercher des moyens de les empêcher de réussir leurs projets n'est pas non plus synonyme de vie paisible.
La paix pendant les moments de rencontre massive
L'absence de points communs du point de vue culturel ou moral peut être source de malentendus et d'intolérance quand des masses de gens sont réunies. Les évènements surtout de spectacle comme les matchs de football, les séances de lutte, les pèlerinages, etc., occasionnent des rencontres de personnes de toute appartenance. Heureusement que ces événements de grande taille sont généralement ceinturés par des services de sécurité. Mais il n'empêche que parfois des confrontations sont inévitables. Dans les évènements de petite taille, les rencontres sont aussi l'occasion pour certaines personnes de faire valoir leur sadisme ou leur penchant à la violence. La volonté de se faire remarquer, de faire spectacle est également pour une grande part à l'origine des affrontements en public. D'autres sont ceux qui tolèrent difficilement, incapables de prendre en compte les nombreuses interactions en actes et en paroles qui découlent des grands groupes. Et moins le groupe est homogène plus ces interactions peuvent être de nature négative.
Les réunions
Les réunions sont des moments de partage et d'échanges d'idées en vue de prendre une décision, d'entreprendre quelque chose, d'améliorer une activité ou de consolider et viabiliser une union. Cependant, des malentendus et désaccords font souvent que des réunions finissent mal. L'absence d'ouverture d'esprit, d'écoute attentive, de patience et l'esprit critique démesuré sont généralement à l'origine des affrontements que cela soit verbal ou physique. Vouloir imposer ses idées, revendiquer son autorité ou son importance sont les types de conduite qui s'opposent à une réunion calme, paisible et constructive.
Les places publiques
Des moments de distraction et de compagnonnage se font beaucoup au niveau des places publiques. On y passe notre temps libre et se ressource auprès des autres quand cela nous enchante. Néanmoins les lieux publics ne sont pas exempts de confrontations. Dans le vif des interactions physiques ou verbales on peut facilement faire tort à l'autre par erreur ou par exprès. Il en est le cas surtout pour ceux qui prennent plaisir à brimer, railler, se moquer des autres sans tenir compte de leur sensibilité. Il faut aussi parler de ceux qui aiment tout simplement semer le désordre, créer des problèmes, faute de quoi leur quotidien ne sera pas animé.
Les évènements de spectacle
Ces évènements englobent les matchs de football, les séances de lutte, de danse, de course, etc. la réunion de supporters de deux ou de plusieurs camps adverses peut susciter beaucoup de susceptibilités. Le devoir du supporter zélé de soutenir son camp peut s'emparer rapidement de son bon sens ou rendre inactif son fairplay.

Les bienfaits de la paix dans ta localité
Une localité paisible est déjà une localité hospitalière et attractive. Quand la paix et la sécurité règnent, les individus s'épanouissent, entreprennent et réussissent leurs projets. Non seulement les autochtones restent mais aussi le milieu attire d'autres personnes qui viennent s'installer et prolifèrer leurs activités. L'entente et l'harmonie favorisent une bonne organisation sociale et tous les secteurs socio-économiques se développent. La vie tranquille et l'esprit serein contribuent à la santé et au bonheur. La solidarité et l'entre-aide pourront ainsi émerger. Sans la paix, il n'y a pas de développement.
L'éducation de base s'avère être le fondement de la personnalité de chacun. Quand la culture de la paix est introduite dans le jeune esprit des enfants, elle peut finir par devenir une valeur intrinsèque de son existence. Des parents consciencieux évitent de ce fait à inciter leur enfant à la vengeance, à la révolte à l'agressivité sous le prétexte que la vie est un combat. Au contraire, ils l'inculquent la tolérance, l'obéissance, la justice.


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